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Les agité⋅e⋅s des places publiques

Sur l’air de « Les amoureux des bancs publiques » de G. Brassens – Réécrite par Farthur


Les braves bons citoyens pens’ qu’il faut laisser faire les politiciens
qu’ils s’occup’ront bien des problèmes du pekin moyen
mais c’est une absurdité car à la vérité il est vrai c’est certain
qu’élection ça veut pas dire démocratie crétin !

Les politiques qui se servent dans les fonds publics
ens’foutant pas mal du regard oblique des votants honnêtes.

es politiques qui donnent les clefs des fonds publics
sont rar’ment inquiétés par les flics ni par les services juridiques

Ils se pren’pour des gens biens prévoient leur lendemain sur la côte d’azur
profitant des pots de vins de leurs potes fortunés
échange de bons procédés vous l’aurez remarqué ils votent des mesures
qui servent les intérêts d’quelques privilégiés

Les financiers qui font marcher la pompe à fric
en spéculant sur les vies merdiques des humains honnêtes
les financiers qui font marcher la pompe à fric
et cachent leur magot dans les tropiques pour pas que l’état le leur pique

Les travailleurs fatigués, après leur dure journée s’ancrent d’vant leur télé
se font lessiver la tête par les publicités
c’est facile de fabriquer l’envie de consommer, chez un hypnotisé
c’est pas dur non plus d’ formater toutes ses idées

Les grands médias qui polluent les tubes cathodiques
et lobotomisent le grand public de spectateurs honnêtes
Les grands médias qui polluent les tubes cathodiques
diffusent du cont’nu catastrophique, violence, mensonges, sexe et fric

La machine capitaliste entraine la destruction aux quatre coins du monde
guerres, pollutions, inégalités, exclusions
N’empêche qu’on a qu’une planète et qui serait grand temps qu’on calme la mesure
pour le monde que nous allons laisser à nos enfants

La Terre envoie des SOS biologiques
il s’rait bien qu’on ait tous un déclic, avant qu’un jour ça pète
la Terre envoie des SOS biologiques
mais pas grand monde écoute ses cantiques changer de vie c’est pas pratique

Les premiers réveillés doivent aller faire sonner les cloches du quartier
inviter tous les passants à se rencontrer
échanger les bonnes idées, dialoguer, s’informer en convivialité
dans le but de retisser les liens d’not’ société

les agités qui reprennent la place publique
pour redonner de l’esprit critique aux citoyens honnêtes
les agités qui reprennent la place publique
pour faire tomber l’ system’ oligarchique ont des p’tites gueules bien sympathiques

Inauguration salle cinéma

L’inauguration du ciné-club version « brouillon travaux » : pas encore de sono nickel, sièges pas fixés au sol, pas de mini-gradins ni de chauffage, mais y’aura un écran, 15 beaux fauteuils rouges et nous ! Vos retours sur les futurs aménagements souhaitables seront les bienvenus ! Le film :

De Hollywood à Tamanrasset – un film 100% algérien des années 80, sur l’effet de l’arrivée de la parabole dans la ville la plus reculée d’Algérie, détrônant la présence de l’antenne et de la culture classique égyptienne. Chaque habitant·e commence à s’identifier à des personnages de cinéma : JR de Dallas, lieutenant Colombo, etc.

De Hollywood à Tamanrasset (poster)

Avant le film nous avons eu :

Émission radio d’Heyoka sur les « hugs et spooning« 

Chronique de Nicole Feroni « Au ministère du Travail, apparemment, il y a du boulot« 

Un revenu pour toutses

Paroles : Alexis Lecointe
Musique : Georges Brassens (les copains d'abord)

Chômage précarité médias
Les mauvaises nouvelles ne manquent pas
On peut s’en plaindre ou bien agir,
Ne plus s’laisser envahir
Ils ont l’pouvoir mais plus d’idées,
À nous de tout réinventer,
Première mesure du nouveau monde,
Un rev’nu pour tout l’monde !

Concernant son financement,
C’est pas un problème d’argent
Des sous y’en a pour tout le monde
On n’est pas toutses dans la ronde
Alors les vautours, les gripsous,
Sur vos montagne de fric ripou
On va juste redistribuer
C’que vous avez volé

Les premières qui vont s’en servir
C’est celles qui arrivent pas à s’nourrir
Plus b’soin de mendier dans la rue
Les flics les embêteront plus
Mais si on peut toutses bien manger,
MacDo va sûr’ment licencier
Adieu fast-food, produits poisons,
Bonjour le bio, le bon

Le p’tit dealer au coin d’la rue
Prend pas de plaisir lui non plus
A être hors-la-loi, en panique,
Dès qu’y’a l’ombre d’un flic
Si il avait d’l’argent chaque mois
Au lieu d’être là où il faut pas
Il pourrait vendre, avec talent,
Des produits plus marrants

Et l’ouvrier d’vant sa machine
Ne tremblera plus au mot “Chine”
Personne lui piqu’ra son boulot
Il pourra bosser comme il faut
Et pis surtout prendre des vacances,
Sortir un peu de la cadence
Et pourquoi pas se mettre au vert
Planter des pommes de terre

La cadre sup’, Superwoman,
Tailleur, biberon, jamais en panne,
Pourra relâcher la pression,
S’émanciper pour de bon
Câliner ses p’tits, son mari,
Ou randonner en Papouasie
Monter sa boîte, changer de bord,
Ré-couter son corps

La vieille qu’à pas trop cotisé
Qui avait un mari, pas d’métier
Verra d’un coup sa fin de vie
Moins pire que c’qu’elle s’était dit
Les résistants, après la guerre,
Avaient dit nous sommes soeurs et frères
Cette belle idée qu’elle croyait morte
Vient toquer à sa porte

Chômage précarité médias
Les mauvaises nouvelles ne manquent pas
On peut s’en plaindre ou bien agir,
Ne plus s’laisser envahir

(bis) Ils ont l’pouvoir mais plus d’idées,
À nous de tout réinventer,
Première mesure du nouveau monde,
Un rev’nu pour tout l’monde…

 

« Un revenu pour toutses » en vidéo – Signé (LSF) par Heyoka

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